T'inquiète, je t'ai pas oublié

T'inquiète, je t'ai pas oublié
L'inspiration, c'est comme l'orgasme, on peut pas le forcer.

C'est Carla Bruni qui a dit ça, et elle a parfaitement raison. C'est pour ça mon blog en ce moment il est aussi plat que l'ancéphalogramme de mon arrière-grand-père. Ou d'Alyzée, au choix.

Mais t'inquiète, je suis toujours inspiré hein, moi c'est pas possible j'ai tellement un esprit tordu que ma Muse elle me donne tout plein d'inspiration, sauf que c'est pas de l'inspiration bloggesque. Désolé, t'as dû la froisser ma Muse. Je voulais faire un article sur ce qui m'était arrivé y a deux semaines environ, mais je me suis dis "non, quand même, l'auto-dérision a ses limites". Ce truc a quand même fait pleurer de rire Carocha, et puis au point où j'en étais avec mon ancien blog où je racontais mes péripéties campagnardes je me suis dit que peut-être... Mais non. Trop c'est trop. Quelle image tu vas avoir de moi après ?

Enfin si tu veux je peux te donner un aperçu, comme ça en vrac :
Boîtes de Chocapic, ordinateur, brosse à chiottes, Monoprix, escaliers de la BU, main très sale, cuvette des toilettes, décidément...
Voilà, maintenant débrouille-toi avec ça. Ouais, c'est comme ma mère qui se fatigue pas quand elle veut m'envoyer un texto. Déjà elle vient de le découvrir donc c'est déjà pas mal, mais elle croit qu'elle paye à la lettre, alors ça donne ça :
- Maison.
Quoi Maison ? Tu es bien dans ta nouvelle maison ? On t'a cambriolé ta maison ? Tu m'achètes une maison dans le Sud de la France ? Tu te déguises en maison pour ta pendaison de crémaillère ? Tu as faim et tu veux que je te fasse un de mes desserts aux Snickers ? Ma mère elle envoie ce qu'elle a envie, moi je dois inventer le sujet, le verbe, les trucs autour dont on oublie trop souvent l'utilité. Elle elle donne l'information principale et ensuite je me débrouille.

Mais aussi en ce moment j'ai pas le temps. Et j'ai la rage de Faf. Entre mes révisions, mes non-révisions, mes restau du mercredi, les squattages de chez moi, les fêtes où on rentre pas en boîte parce que Tif ça se voit trop qu'elle est bourrée, mes révisions, mon travail pour le journal, le festival Expresso, les meetings, mes révisions et mes révisions, j'ai plus de temps à moi. Heureusement, pour pas déprimer dans mes non-révisions, je me suis mis en fond d'écran une belle phrase philosophique que je lie quand ça va pas :
- Si tu es déprimé, n'oublie pas qu'un jour tu as été le spermatozoide le plus rapide de tous !
Et ça c'est bien vrai.

# Posté le vendredi 20 avril 2007 13:32

Modifié le samedi 21 avril 2007 16:04

Ma vie est trop dure. Si si.

Ma vie est trop dure. Si si.
Je dors mal en ce moment.

Tu t'en fous ? Ben je rajouterai en plus que ce matin j'avais des selles liquides.

C'est le stress des exam', je sais, mais pas que. Y a aussi les élections, mon permis, mon compte en banque, mes vacances et aussi : Londres.

Oui, Londres, grand facteur de stress ; avant j'étais trop content, je me disais ouais ça va être trop cool, je vais m'éclater et revenir completly bilingue tout ça. Mais après y a Stef qui est arrivé avec ses gros sabots :
- Nan mais les Anglais sont vachements fermés, ils t'acceptent difficilement. Faut vraiment être très très ouvert et pas du tout timide pour pouvoir faire connaissance.
Bon, heu, Maman, quand je serai à Londres, je prendrai un abonnement spécial pour pouvoir t'appeler tous les soirs.
C'est pas de ma faute moi, telles les cuisses d'une vieille religieuse amère, je suis pas open. Enfin si, moi j'ouvre les bras, je dis venez avec sourires gratis et gâteaux à la cannelle, mais seulement une fois que les gens ils sont venus me voir. Avant non, je fais mon Julien (à lire : je fais mon autiste). Y a une amie dont je tairai le nom puisque ce n'est plus une amie après cette conversation qui a essayé de me remonter le moral :
- Mais si allez faut que t'y ailles, on va bien se marrer, nous, derrière notre ordi à voir comment tu galères et comment tu chialeras ta mère quand ton patron il t'engueulera en Anglais et que tu casseras tout parce que te foutre la honte dès ton premier jour c'est bien ton genre. Tu vas voir ça va être fun.
- ...
- Faut savoir relativiser.
- Note à moi-même : ne pas t'appeler quand je déprime.
- Oh fais pas ta majorette ! Tu sais très bien que tu vas t'en sortir.
- Nan. Je vais pas m'en sortir. Rien que pour sortir de l'aéroport j'suis sûr je vais galérer. Je vais me retrouver comme Tom Hanks dans Le Terminal. A 40 ans je serais toujours dans la zone internationale. En plus je sens que je vais me faire agresser là-bas, je sais pas pourquoi.
- Oui mais tu sais te défendre !
- Ouais j'ai la force d'Hercule...
- Regarde l'autre jour, t'as réussi à ouvrir le pot de confiture.
- Ah oui mais ça c'est différent : les muscles de ma main droite sont étonnament développés du fait d'un abus de plaisir personnel.
- Ou sinon, pour en revenir à ton approche relationnelle, tu mets un t-shirt avec écrit dessus "I'm french" et de l'autre côté "and I'm open". C'est bien non ?!
- Comme alernative à la peine de mort, ouais.

Je le sais, je serai perdu comme une boulette de viande au milieu de spaghettis natures ; elle cherche la bolognaise et se sent très isolée.

De toute façon les gens ils veulent pas me comprendre. S'ils me comprenaient ils viendraient tous avec moi à Londres ! Mais mon annonce a pas marché. Pourquoi ? J'ai deux hypothèses :
a) Je pue la rillette.
b) J'ai une gueule qui ressemble à rien.
c) Presonne ne m'aime.
d) J'ai le QI d'un tiroir de commode parce que j'avais dit que j'avais que deux hypothèses.
Dans tous les cas, on me prend pour un jambon ; je le prend très mal.

Nan, sincèrement, j'ai trop peur d'y aller. Les papiers pour mon inscription ils sont tous remplis et signés. Mais y a un moment où il faudrait que j'arrête de les regarder en passant à côté et que je les envoie. C'est le stade au-dessus qu'il me reste à franchir, mais c'est trop dur. Je sais pas prendre de décision. Surtout que l'aéroport où j'attérie est à cinquante kilomètres du centre du centre de Londres où j'habiterai !!! Tu te rends compte ?! Nan je crois que tu te rends pas compte. J'aurai le tremps de mourir soixante fois sur le chemin !!! Je devrai prendre le car, le métro, le train, tout ça. Je serai perdu, je retrouverai pas mon chemin. Et si jamais j'arrive à accomplir le miracle d'arriver vivant à Londres, faudra que je trouve l'agence. Après faudra que je leur parle en Anglais. Et pire, faudra que je passe des entretiens d'embauche ! En Anglais !!! Alors que mon Anglais est aussi approximatif que l'Allemand d'un Préuvien de huit ans.

Roh je sens que je vais mourir avant la fin de ma vie moi.

# Posté le mercredi 25 avril 2007 07:33

Modifié le jeudi 26 avril 2007 07:36

Tu suces pour un BN ? - PART ONE

Tu suces pour un BN ? - PART ONE
- Allô Maël c'est Matthieu. C'était pour te dire qu'en fait j'pourrai pas venir te chercher à la gare pour aller au festival puisque je dois aller chercher la dessinatrice à la même heure.
- Quoi ?! Tu veux dire que je vais devoir prendre le métro TOUT SEUL pour venir à Expresso ?!


Je sais pas pourquoi, je le sentais mal. J'avais jamais pris le métro tout seul. Pour moi ce week-end commençait mal. Heureusement, ratp.fr pense aux gens comme moi, alors je me suis servi de ce service ultra bien pour faire mon itinéraire.

Arrivé à Paris, j'ai voulu retirer.
- Introduisez votre carte... Merci. Veulliez composer votre code secret à l'abris des méchants regards qui veulent du mal à votre argent.
- Tut tut tut tut.
- Vous avez atteint votre découvert autorisé. Ne rêvez pas pour que l'on vous passe de l'argent. Passez une agréable journée !
- Quoi ?!... Allô Matthieu, heu... En fait heu, j'ai plus d'argent sur mon compte parce que tu m'as pas encore remboursé les billets de train. Pour le métro j'ai que 70 centimes sur moi, donc il...
- Ah oui mais non là je vais chercher Julie. En plus y a des travaux sur la ligne je suis bloqué à République. Bon ben trouve de l'argent. Débrouille-toi.
- Mais je trouve où de l'argent moi ?... Allô ? Mat... Matthieu !


Me voilà donc parti pour faire la manche pour mes 70 centimes manquants. Moi qui suis génétiquement timide. J'peux te dire que j'ai beaucoup appris durant ce week-end.
- Excusez-moi Monsieur, heu... Bonjour ! Je... Ca m'gêne un peu de vous demander ça mais je dois absolument prendre le métro... Est-ce que vous auriez pas par hasard...
- Heu... Ich... heu... comment on dit... Ich vestehe nicht...
- Ah vous êtes pas Français ?
- Ouais voilà. Enfin, ja ich bin... etrangiert.
- Heu. Merci quand même.
- De rien... Enfin de rienen.

J'ai pu voir toutes les excuses que moi je pourrais faire quand on me demande de l'argent dans la rue. Genre :
- Ah non désolé j'ai que des gros billets sur moi.

- Non. Mais j'ai une tomate si vous voulez.

- J'suis pressée désolée.

- Non j'ai rien du tout. Oui je suis je viens d'acheter un twix à 1¤20 avec un billet de 20 dans cette boulangerie mais non je n'ai pas de monnaie. Oui je suis de mauvaise foi et j'assume.

Ou genre la fille qui voit que je demande un peu partout et qui se concentre vachement sur son livre qu'elle tient à l'envers pour ensuite faire sa toute surprise. Par contre, j'aurais jamais cru que des gens soient assez tarrés pour répondre ça moi :
- 70 centimes ?... Ca dépend. Tu m'suces ?
- Quoi ?! Nan mais vous me prenez pour qui ?!
- Nan mais je...
- Une pipe à 70 centimes ? Non mais j'vaux mieux qu'ça !


Au bout d'un moment j'en pouvais plus. En plus mon rédac'-chef me harcelait pour pas que j'arrive en retard sur le festival. Heureusement, je suis tombé sur une femme sur laquelle j'ai joué la carte de la culpabilité.
- (au bord des larmes) S'il vous plaîîîît Madaaame... Je dois ab-so-lu-ment prendre le métro. J'ai que 70 centimes. Vous me sauveriez la vie. Je suis venu de Limoges pour... voir ma tante qui est malade et j'ai plus qu'elle dans ma famille... Vous vous rendez compte ? Limoges ! Je viens de Limoges ! La ville où les gens vivent encore dans des maisons avec du papier peint à fleurs. C'est là où il doit y avoir le plus de jeunes qui se suicident. S'il-vous-plaîîîîîît !!! Les jours de mon oncle sont comptés vous savez...
- C'était pas votre tante ?
- Heu nan mais elle a changé de sexe. S'il vous plaîîîîîîîît !!!
- Nan mais arrêtez vous avez une affiche du festival Expresso sur votre sac. Et c'est écrit que c'est dans une heure. Mais je vais vous le donnez votre argent vous inquiétez pas.
- Han c'est vrai ?! Merci ! Merci beaucoup !
- Ouais. Vous direz bonjour à votre tante !

Je défendrai toute ma vie les mères célibataires de la quarantaine. J'ai failli me mettre à genoux mais j'avais des mauvais souvenirs de la dernière fois où je l'avais fait au Numérobis.

Avec mes deux gros sacs remplis et mon petit itinéraire imprimé RATP, j'avais vraiment l'air d'un touriste. Après m'être trompé de sens sur une ligne, après m'être trompé de métro, après avoir pris un escalator à contre-sens, et après que mon sac soit resté coincé entre deux portes de métro, je croyais que j'aurai pas pu faire pire. Mais c'était sans compter les gars qui vendent des grosses poupées trop moches qui arrivent à mi-cuisse et qui sont alignées dans un virage de couloir de métro. J'étais beaucoup trop concentré sur mon plan imprimé et sur les indications au plafond pour faire attention à ce genre de détail. Il fallait évidemment qu'un con se prenne les pieds dans une robe de ces immondes poupées et s'écrase lamentablement de tout son long sur elles en les faisant toutes tomber à la façon de dominos.

Le con, c'était moi.

# Posté le mercredi 02 mai 2007 11:45

Modifié le mercredi 02 mai 2007 12:07

Tu suces pour un BN ? - PART TWO

Tu suces pour un BN ? - PART TWO
- (au mégaphone) Alors le journal Réplik on est en forme aujourd'hui ?!
- OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIS !!!
- (au mégaphone) Et le journal Ricochet ?!
- ... Ouais.
- Oh l'enthousiasme ! Ca promet.


Ouais, et ça a tenu ses promesses. Celles d'être un festival carrément déjanté, plein de surprises et de rencontres, et qui te fait passé une nuit de folie sans même aller en boîte ou prendre une goutte d'alcool.

Le festival Expresso : le principe, c'est un peu comme le Loft, t'as pas le droit se sortir, mais c'est que pendant un week-end. Et pendant 15 heures (nuit blanche comprise), quarante équipes de rédaction de la presse jeune de toute la France se retrouvent dans un gymnase parisien pour se creuser la tête (ou pas) afin d'organiser un numéro hors-série de leur journal sur onze sujets imposés qui tombent n'importe quand au cours de la nuit avec comme heure de bouclage : 7 heures du matin. Le programme est audacieux, mais il l'est encore plus quand des prix spéciaux sont décernés aux meilleurs happenings : évènements organisés par les équipes qui ponctuent la nuit pour survolter encore plus l'ambiance.

Nous, Ricochet, on n'était pas du tout préparés. Alors on a improvisé. On n'avait aucune déco pour notre stand, alors j'ai subreptiscement volé le papier toilette du gymnase pour en recouvrir les murs. On sous-estime trop souvent l'utilité du PQ ; on a fait valoir cette idée de par notre subtile sens du fashion. C'est comme ça que je me suis rapidement retrouvé avec l'équivalent d'une moitié de rouleau de papier toilette industriel sur la gueule et que l'on m'a prénommé : PQ Boy. Et oui, j'étais PQ Boy pour tout le monde et je l'assumais. Courir en costume de PQ Boy à travers les allées du gymnase ou faire la danse du PQ à 4H du mat' sur Grease devant mon stand pour appater le client, c'est la vocation de PQ Boy, et je l'ai très bien fait, sans prétention aucune. Je kiffe être PQ Boy.

J'ai même réalisé un sondage au sein du festival ! La question était :
Pour vous, à quoi sert le PQ ?
A - A décorer une chambre tristounette {6%}
B - A rembourer son soutif ou son slip (ou les deux) [/i]{17%}
C - A servir d'accessoire de mode fashion {23%}
D - Qu'est-ce que tu viens m'emmerder à 6 heures du mat' avec tes questions pourries ? {54%}
Désormais, à chaque fois que les gens de ce festival iront aux toilettes, ils penseront à moi, c'est pas génial ?!

Les membres de l'organisation étaient par contre très portés sur la chose.
- Maël, tu suces pour un BN ?
- Queuwa ?! Mais je suce déjà pas pour 70 centimes, tu crois quoi toi ?... Mais pour deux BN pourquoi pas.

Du coup, ça s'est répandu partout. Combien de fois, quand j'ai fais mon sondage de PQ Boy, à la question introductive "je peux vous poser une petite question ?", les gens ont répondu :
- Ca dépend, tu m'suces ?
Alors moi aussi je m'y suis mis. Y a pas de raison.
- (question classique pour les gens qui avaient pas prévu de Sopalin sur leur stand) Excuse-moi PQ Boy, on peut te prendre un peu de PQ ?
- Ca dépend, tu m'suces ?

Et comme les gens qui avaient pas prévu de Sopalin étaient nombreux, j'ai pris mon pied.

Les membres de l'organisation étaient aussi très peu connaisseurs des bonnes choses :
- Article du réglement : le festival est placé sous le signe de la bonne humeur, la consommation d'alcool est donc strictement interdite dans l'enceinte du festival.
Avant, j'me disais "quel contradiction, ils ont rien compris !". Mais après j'me dis "c'est vrai qu'il y en a absolument pas besoin". Parce que moi, même sans boire, j'étais bourré. Bourré par l'adrénaline et la déconne de 400 personnes prêtes à faire n'importe quoi à n'importe quel moment. C'est ça qui est carrément trop bon.

C'est comme ça qu'on se sent appartenir appartenir à un véritable mouvement en plein essor qu'est la presse jeune et qu'on se retrouve à faire la chasse à un vrai lapin rose et sourd dans tout le gymnase parce qu'il s'est échappé d'un stand, qu'on assiste à un ligotage en bonne et dûe forme de membres de l'organisation à coup de gros scotch et de mousse à raser, qu'on se surprend à dire "y pas de laxatif dans ton jus de fougère ?", qu'on devient hystérique à la seule écoute de James Brown, qu'on ne dort pas pendant 41 heures d'affilées, qu'on balance de la confiture de figue sur les seins et les fesses d'une cible humaine, qu'on entend "A POIIIIIIIIL" à chaque fois qu'on passe à côté de certains stands, qu'on fait la danse des canards au milieu d'une allée alors qu'on a fait l'exploit d'apprendre la choré en quinze secondes, qu'on se fait agresser à coup de peinture jaune fluo indélébile, qu'on fait des rencontres très intéressantes et très drôles après une bataille de chantilly, qu'on danse la valse sur du David Guetta, qu'on convainc une fille qu'elle fait très salope alors qu'elle porte des bottes en caoutchouc ou qu'on se prostitue pour des Dragibus.

Le "on", c'était pour me dédouaner de tout ça. Mais en fait tu peux le remplacer par un "je" franc et massif, j'assume complètement. :D

# Posté le vendredi 04 mai 2007 12:03

Modifié le dimanche 06 mai 2007 07:49

"You're fired", ça j'comprendrai

"You're fired", ça j'comprendrai
Ca y est.

En ouvrant l'enveloppe, j'espérais presque qu'ils me disent "nan c'est pas possible, try again comme on dit ici". Mais non. Ils m'ont dit qu'ils avaient bien reçu mon chèque de 238 Euros et qu'ils m'attendaient le 5 juin 2007 à Londres.

Maintenant, comme m'a dit Julien, je peux plus reculer. Et, comme je lui ai répondu, non, je peux vraiment pas, sinon ma mère me force à me prostituer pour lui rembourser son chèque. Pourquoi je voudrais reculer ? Parce que j'ai trop peur petit lecteur. , la grande chanteuse Christophe Willem me dirait "faudrait savoir c'que tu veux". Mais justement, je sais pas c'que je veux. C'est comme ça, qu'est-ce que j'y peux ? Dans un mois, à cette heure-ci, je serai en train de chialer à Londres.

Ils m'ont dit ouais quand t'arriveras t'auras tes entretiens d'embauche, tout ça. C'est peut-être ça qui me fait le plus peur. A part "waaawww, I feel good, tadadadada" je sais rien dire en Anglais moi. Tu crois je peux lui chanter du James Brown à l'employeur ? Ou sinon je vais lui faire mes yeux de faon pris en faute pour l'amadouer et là tac tac il m'embauche en me disant "you..."... merde je sais même pas comment on dit "vous êtes pris", je vais pas comprendre quand on va me le dire ! Si on me le dit. Parce que ils disent oui généralement ça va pas au-delà de quatre entretiens avant d'être pris, mais moi je suis bien du genre à faire péter la moyenne. Mais t'inquiète, au bout du dix-septième j'abandonnerai et je rentrerai.

Bon... y a pas quelqu'un qui veut me faire un coaching spécial entretien d'embauche londonien ?! Là tu le vois pas petit lecteur, mais je pleure comme une madeleine de crocodile.


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P.S. : Cherche pas, la photo n'a aucun rapport, mais c'est juste qu'ils vont me manquer ces cons. Et encore y a pas tout le monde là. Et puis en plus l'année prochaine je serai tout seul, y aura plus Juliette, Grogro et Julien. Et même Carocha elle part. Elle va quitter le pays. Ben ouais tu le savais pas mais là on est en dictature alors faut partir tant qu'il y a pas encore de camps de concentration.

# Posté le jeudi 10 mai 2007 13:35

Modifié le mercredi 16 mai 2007 09:58